Encore une fois, on soulève le problème de la difficile cohabitation des hommes et des bêtes sauvages, cohabitation, qui se traduit inexorablement par l'extermination des "nuisibles" des prédateurs, des "faibles" qui sont en compétition pour un peu de montagne, de forêt, pour un peu de ce qui était jadis leur territoire avant que l'homme vienne pourrir la planète par son infinie rapacité. Le problème de la survie de la vie sauvage se retrouve ailleurs En Afrique, c'est la survie du lion, exterminé pour avoir croqué la chèvre du bushman. En Amérique du nord, c'est l'ours tué à coups de carabine dès qu'il s'égare hors de son domaine en peau de chagrin. Partout la vie sauvage étouffe de ce trop plein d'humains, de ces autoroutes, de ces villes tentaculaires et de ces esprits étroits qui tirent à tort et à travers contre tout animal, posant un danger même minime. On peut dépenser des milliers de dollars et recourir à toutes les options possibles pour sauver un enfant, ou une baleine dans un filet de pêcheur, mais bang bang, sur un ourson. On pourrait suggérer aux héros qui ont fait leur devoir d'abattre, d'utiliser des tranquilisants et d'agir avec plus de...compassion pour un animal poursuivi et apeuré.
Je cite Marc St-Pierre dans un article du 07 juin 2008, (le Soleil), "Depuis un quart de siècle, cinq personnes ont trouvé la mort dans les pattes d’un ours au Québec. Pêcheurs, villégiateurs et ramasseurs de fruits sont plus que jamais présents dans les bois. Mais les statistiques n’en démontrent pas moins que «les chances» d’être attaqué par un ours noir sont infiniment moindres que d’être mordu par un chien, de se faire renverser par une voiture, voire d’être frappé par la foudre." Alors, pourquoi tant d'acharnement à tuer cet ours? Il fallait bien se défouler, faire un carton n'est-ce pas? Je ne crois aucunement que cet animal aurait posé un risque, si on avait pris la peine de le tranquiliser, d'utiliser une méthode plus douce.